Recherche de mécène : BOEING
Informations concernant l'annonceur
audiovisuelle basé à Ivry-sur-seine. Présidé par Rayan Guissouss et Noé Benifla, cette
structure a pour objectif de donné vie à des projets ambitieux, en offrant l’opportunité à de
nouveaux cinéastes.
Projet pour lequel un mécène est recherché
BOEING est un court métrage de 25 minutes à vocation internationale, dont la production se partage entre la Jamaïque et la France. Les 10 premières minutes du film, tournées à Kingston, ont déjà été produites et montées. Il nous reste donc un peu plus de la moitié du film à produire, avec pour objectif une livraison fin juin 2026.
Le projet a déjà convaincu plusieurs institutions partenaires ; la Mairie d'Ivry-sur-Seine, la faculté de Paris 8, le Crous de Créteil, qui ont choisi de s'y investir. L'équipe de production est aujourd'hui à la recherche d'un dernier mécène pour permettre à ce projet ambitieux, porté par le jeune réalisateur Noé Benifla, de voir pleinement le jour.
SYNOPSIS :
Dans les Blue Mountains de Jamaïque, une boîte de cigares est déterrée. Acheminée par un réseau de contrebandiers jusqu'à une riche demeure du nord de la France, sa trajectoire est documentée par deux photojournalistes français. Le premier, correspondant en Jamaïque, est complice du trafic ; le second, qui reprend la piste des cigares depuis le sol français, n'est qu'un pantin dans une machination qui le dépasse. Ambitieux et aveuglé par la quête du scoop, ce dernier refuse de se satisfaire d'un simple cliché à l'aéroport et file le détenteur des cigares à travers Paris, jusqu'à une luxueuse demeure où il se retrouve finalement face à ceux qu'il traquait.
NOTE D'INTENTION :
Boeing est un film dense, qui emprunte la structure du film choral pour ne rien simplifier. Du fermier qui déterre les cigares au cœur de la campagne jamaïcaine à la famille énigmatique qui en a fait l'acquisition, une poignée de personnages traverse le récit, tous acteurs, à leur manière, d'un même réseau de contrebande, offrant au spectateur un panorama vertigineux. Pourtant, chacun gravite autour d'une même question : celle du trafic, du pillage, frôlant parfois l'idée du complot.
C'est le double mouvement du film : à la fois éclaté en mille morceaux et soudé par les liens du désespoir. Car tous ces personnages silencieux portent la même pensée. Au-delà du trafic et de leur place dans la machination, c'est à l'échec qu'ils songent. L'échec est le fil qui relie chaque plan, chaque personnage, chaque geste. C'est lui qui fait de ce choral désossé une unité cohérente, où chacun loge à la même enseigne : celle de la désillusion, abordée par le prisme de la mélancolie.
À l'exception de quelques séquences, Boeing est un film muet. Les personnages n'ont plus les mots, alors ils se taisent. Le panorama de la contrebande est un panorama du silence, funèbre et crépusculaire. L'échec n'est pas un sujet traité de front : c'est une toile de fond, un climat dans lequel baignent les personnages.
Cet écrin commun qu'est l'échec trouve sa traduction formelle dans la forme cylindrique du cigare, qui structure la dramaturgie du film. S'agissant par ailleurs d'un film à énigme, parfois volontairement opaque, il était primordial, dès l'écriture, d'inscrire cette intrigue dans une structure cohérente et lisible, en accord avec la simplicité de la métaphore visuelle. Une ligne droite, épousant le trajet de contrebande, cette boîte passée de mains en mains, d'un pays à l'autre.
Cette forme cylindrique infléchit d'abord la mise en scène à travers une image constamment attentive au rapport des personnages à leur propre pulsion scopique. Le regard, ce que les yeux scrutent et la façon dont ils le font, est au fondement des relations entre personnages, et de leurs intentions les plus intimes. Dans la partie jamaïcaine, le correspondant erre, ne sachant plus vraiment quoi chercher dans le cadre. C'est tout le mal de ce personnage, en contraste total avec son confrère de la seconde partie, qui croit encore, lui, qu'il reste quelque chose à voir dans ce monde latent et décrépit.
Au moment de la filature, un virage esthétique majeur vient rompre cette mélancolie pour laisser place à un second état : l'action prend le dessus. En tant que spectateur, nous regardons désormais un personnage en regarder un autre. L'image devient alors suggestive, précise, clinique, traduisant la pulsion scopique exaltée d'un reporter qui cherche à saisir du regard une vérité aussi irréelle que le cowboy qu'il traque.
Plusieurs éléments viennent cimenter ces deux parties. Le montage, d'abord, dont la cohérence sera décisive pour maintenir l'énergie de cette ligne droite. Mais aussi la matière et la couleur de l'image, à la fois marqueur d'un univers global et vecteur d'évolution. Boeing est un film chaud, étouffant, dont la matière première est la transpiration. Je veux mettre en scène cette sueur, cette asphyxie, à travers une image qui transpire elle-même. Ce choix souligne une nouvelle fois la dimension météorologique du film, cet état latent et global, tangible comme la pluie. La séquence d'orage en épilogue vient parachever cette idée : l'image est mouillée, noyée dans le torrent.
La musique jouera également un rôle de liant entre les séquences. J'ai en tête un thème répétitif, minimaliste, ponctuel et inquiétant, qui accompagnerait la structure linéaire du film tout en évoquant sensoriellement la pulsion scopique, par l'usage de cuivres, d'archets ou d'instruments à vent : des notes coulissantes, à l'image d'un trombone, rappelant la percée du regard et ce mouvement cylindrique qui traverse le film de bout en bout.
Nous voyons ce film comme un tremplin pour l'ensemble de l'équipe : une marche à gravir, un outil d'exposition et de légitimation. Si le budget nous permet de produire et de réaliser le film dans les meilleures conditions, notre ambition est ensuite de le soumettre à des festivals, pour lui offrir la visibilité qu'il mérite.
C'est un projet singulier à cette étape de nos carrières, une opportunité de proposer un travail d'une nature différente de tout ce que l'équipe a pu faire jusqu'ici. Notre objectif est donc de mener ce projet avec la plus grande exigence qualitative, pour ensuite le faire rayonner auprès d'un public en salle et de professionnels actifs dans l'industrie.
Une projet prévisionnel est prévu en Décembre 2026.
Faculté de Paris 8
Crous de Créteil
Discussion avec Arte pour un achat du projet après fin de production.
Les conditions de ce parrainage, la demande
Nous recherchons des mécènes privés pour compléter notre plan de financement à hauteur de 5 000 €. En tant qu'association loi 1901, les dons effectués ouvrent droit à une réduction fiscale de 60% de l'impôt sur les sociétés pour les entreprises donatrices. En contrepartie, nous proposons une visibilité au générique du film, sur nos supports de communication et lors de ses diffusions en festivals.
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